06/07/2026 – Rapport de la Mission d’information sur le thème : « La diplomatie climatique française à l’épreuve d’un monde en tension »
L’épisode de canicule inédit qu’a traversé l’Europe au mois de juin 2026 a rappelé les conséquences du dérèglement climatique, qui a désormais un impact direct sur toutes les populations. Les années 2023, 2024 et 2025 ont été les plus chaudes jamais enregistrées et la température n’a pas été aussi élevée depuis 125 000 ans. Face à cette menace, il n’existe pas de réponse autre que mondiale. Pourtant, en dépit d’efforts importants et de réalisations incontestables, la situation ne cesse de se dégrader.
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Avec ces mots prononcés en 2002, Jacques Chirac conforte la place de la France en matière de diplomatie climatique. Présent dans tous les bassins océaniques avec les outre-mer, notre pays porte une grande ambition en matière climatique, concrétisée et symbolisée par le succès de l’historique Accord de Paris en 2015, qui demeure une référence dans le monde.
J’ai été nommée vice-présidente de la Mission d’information relative à « La diplomatie climatique française à l’épreuve d’un monde en tension ».
La mission a mené 32 auditions. Elle formule dans son rapport 34 recommandations, non seulement pour que notre pays demeure à la pointe du combat en matière de négociations, mais gagne également en efficacité, au service d’une ambition mondiale qui est le plus grand défi auquel notre planète est aujourd’hui confrontée.
Lors de la semaine du 6 juillet 2026, nous avons terminé d’examiner le rapport qu’avec les membres de la mission nous avons co-rédigé et que nous avons présenté en conférence de presse le 9 juillet dernier.
La mission a identifié à cet effet trois grands axes qui structurent ses recommandations.
Tout d’abord notre pays doit être en mesure de définir et de partager largement sa stratégie en matière de diplomatie climatique.
Ensuite, notre pays doit mobiliser et coordonner nos trois principaux vecteurs d’influence, qui sont les outre-mer, notre expertise en matière financière, et l’héritage de l’Accord de Paris de 2015.
Enfin, la France doit repenser sa stratégie diplomatique pour la rendre plus efficace et lisible, en construisant de nouvelles alliances.